En direct du centre rouge (attention long message)

Bonjour,

Ce week-end, nous avons pris quelques congés afin de profiter de nos invitées et sommes partis en plein milieu de l'Australie.


Ainsi, vendredi matin, nous avons décollé pour Ayers Rock / Uluru afin de voir le gros caillou rouge. A l'arrivée, vers 13h, il fait déjà plus de 30 degrés. On récupère notre voiture de loc, on fait 2/3 petites courses et on file pour aller le voir ce sacré caillou. Et surprise ! Il est exactement comme sur les photos : énorme, tout seul au milieu d'une surface vraiment très plane et surtout très rouge. Après quelques rando autour (le grimper est très mal vu et puis en plus, il y avait trop de vent le chemin était fermé et surtout, l'ascension est vraiment très raide !!!), on rentre au camping pour installer notre campement pour les 2 prochaines nuits et piquer une tête dans la piscine du camping.

Le samedi matin, on se lève à 6 heures (heure du réveil pendant tout le week-end) pour aller observer le lever de soleil sur Uluru (le caillou rouge). Et là, nouvelle surprise, nous ne sommes pas les seuls matinaux. Par contre, nous sommes restés prendre notre petit déj devant une fois tous les cars partis, ce qui était sympa car on avait une impression de grande solitude. On a de nouveau fait quelques kilomètres à pieds autour du rocher.

Le samedi après-midi, nous avions réservé 4 places pour participer à une rando organisée dans les Monts Olga. L'autre tas de cailloux rouges moins connus mais qui mérite vraiment la balade. On y a croisé des lézards et 2 kangourous. La promenade était déjà plus sportive mais valait vraiment le coup. Ensuite, les organisateurs de l'après-midi nous ont emmenés observer le coucher de soleil d'un peu plus loin. Toujours très sympa quand l'apéro est servi à ce moment. Nous avons ensuite repris le car pour aller manger un barbecue au milieu de nulle part. A la fin du repas, la lumière a été éteinte et nous avons pu admirer la voie lactée dans toute sa splendeur. Finalement, les yeux pleins d'étoiles nous sommes rentrés nous coucher.

Le dimanche matin, de nouveau levés à l'aube pour démonter les tentes et nous rendre à Kings Canyon : 300 km plus loin. Mais quels 300 km : une seule station essence qui est considérée comme une ville sur la carte routière. En route, on croise des chameaux et des vaches sauvages et un aigle.
Une fois arrivés, la dame de la réception nous annonce que des dingos habitent le camping (des chiens sauvages). Mmmmh super, on va bien se marrer cette nuit.
On réinstalle donc le campement, on refait 2/3 courses (de l'eau encore et toujours car à 1L par personne par heure de marche, ça file vite) et on part se promener aux alentours du canyon.

Pour le soir, on a décidé de tester l'outback BBQ. A première vue rien de particulier, un bar, un barbecue (BBQ), des hamburgers... mais aussi un couple de quinquagénaires bien australiens qui s'occupaient de l'animation. Qui dit animation dit participation du public. Comme ils avaient repéré le petit groupe de français, Aurélie a été réquisitionnée pour participer à une chanson de chasse aux kangourous avec perruque et tout. Puis Kristell est allée chanter "Salut les copains, je ne vous oublierais jamais" en anglais et avec une belle perruque rose. Heureusement, elle était accompagnée de spécimens australiens qui avaient l'air, elles, de bien apprécier ...
Damien est passé quelques minutes après mais a invité les 3 autres petites françaises à chanter avec lui une chanson française. Quand on vous prend au dépourvu de choisir une chanson française à chanter à des australiens, ca a fait tilt dans la tête de Damien et est sortie : Douce France. C'est bien comme chanson mais sans accompagnement et avec mes 3 damienettes qui ne connaissaient que le refrain : Douce France, cher pays de mon enfance, on ne va pas très loin ou du moins ca vous parait très long sur l'estrade !!!!
Ca leur a tellement plu qu'ils nous demandé de chanter La Marseillaise !!! Au début, ca allait mais on n'avait pas répété donc on inventait des paroles bref, on était mort de rire !!!
Enfin, il y a quand même eu une australienne prof de français (pas de chance pour nous) qui nous a dit : Vous n'avez pas honte de ne pas connaître votre hymne !!! Heureusement, elle habite Melbourne donc on ne la reverra pas ... Bref super soirée dans le fin fond de l'Australie, tellement profonde que l'on se demande comment ils font pour vivre dans ce camping à 300 km d'un autre camping et à 450 km d'une grande ville de 25 000 habitants....

Lundi matin, dernier jour à se lever aux aurores pour notre dernier démontage de tentes. Cette fois-ci, on file vers Alice Springs. Sur Google Maps, on avait vu qu'il n'y avait "que" 300 km. En route, on découvre qu'il y en a en fait environ 450 km. MERCI INTERNET, MERCI !!! Et au fil de ces km, on découvre également que l'on n'avait rien vu du désert, le vrai, jusqu'à présent. Et encore, la route est goudronnée et de très bonne qualité du début à la fin. D'Uluru à Kings Canyon, nous avons été surpris par la végétation assez imposante et vraiment variée, c'est vrai que c'est très arboré mais ca doit être à cause des arborigènes...:). En revanche, entre Kings Canyon et Alice Springs, le ciel est rouge : le vent soulève la poussière. Par endroit il n'y a même plus un seul tout petit bosquet. La route est droite, la surface plane des 2 côtés de cette route. Et tout le long, des carcasses et encore des carcasses de kangourous et dingos ainsi que des pneus. On croise également des camions qui ont des pare-kangourous énormes et qui tractent jusqu'à 4 remorques. Ils roulent quand même à près de 100 km alors imaginez comme la dernière remorque peut être stable !!! Hormis ces gros camions, on ne croise que très peu de voitures. Et bien sûr, ça fait à peu près 2 jours que l'on ne capte pas le réseau de téléphone. On comprend alors le sens de l'expression "seuls au monde". Sur la route, on passe une nouvelle station, et là ni les uns ni les autres ne veulent s'y arrêter tellement on a peur de ce que l'on peut voir. On ne s'est même pas arrêtés pour prendre une photo. Précisons que les gens qui habitent là n'ont personne à 300 km à la ronde.

Finalement, on arrive à Alice Springs, LA ville du coin. Environ 25 000 habitants. On frôle la surpopulation par rapport à ce que l'on vient de traverser.
Nous n'y sommes passés que 5 minutes mais l'ambiance est vraiment particulière : des aborigènes tout partout qui ne font rien. Ils sont assis devant les portes des maisons ou bien traînent dans la rue. On ne s'y attarde pas. On a un avion à prendre quand même.

Et c'est là, qu'une impressionnante tempête de sable s'abat sur l'aéroport. De la poussière envahit l'aéroport à tel point qu'il doit être évacué. On finit quand même par décoller. De l'avion, on voit une autre tempête de sable sur le désert. Croyez-moi, il faut le voir pour le croire. C'est splendide mais on voit bien la puissance du truc (tellement fort que l'on ressent bien les turbulences). Le ciel était noir mais plus on se rapprochait du sol plus la poussière volait. Du coup, il y avait des mélanges de bleu/gris et rouge/orange. Le nuage de poussière était tel que l'on ne voyait plus ni le sol ni la montagne au loin. Epoustouflant.

Au final, à part boire de l'eau encore et toujours et observer la nature, nous n'avons rien fait de notre week-end mais c'était un des breaks les plus dépaysants (avec Cairns). Sacré expérience que la traversée du désert.

En avant-première, les toutes premières photos (il y en a à peine 200 !!!). Les autres arriveront en fin de semaine :

http://picasaweb.google.com/kristelletdamien/20080919AyersRock

Bonne semaine.
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