En direct du centre rouge (attention long message)
Bonjour,
Ce week-end, nous avons pris quelques congés afin de profiter de nos invitées et sommes partis en plein milieu de l'Australie.

Une fois arrivés, la dame de la réception nous annonce que des dingos habitent le camping (des chiens sauvages). Mmmmh super, on va bien se marrer cette nuit.
On réinstalle donc le campement, on refait 2/3 courses (de l'eau encore et toujours car à 1L par personne par heure de marche, ça file vite) et on part se promener aux alentours du canyon.
Damien est passé quelques minutes après mais a invité les 3 autres petites françaises à chanter avec lui une chanson française. Quand on vous prend au dépourvu de choisir une chanson française à chanter à des australiens, ca a fait tilt dans la tête de Damien et est sortie : Douce France. C'est bien comme chanson mais sans accompagnement et avec mes 3 damienettes qui ne connaissaient que le refrain : Douce France, cher pays de mon enfance, on ne va pas très loin ou du moins ca vous parait très long sur l'estrade !!!!
Ca leur a tellement plu qu'ils nous demandé de chanter La Marseillaise !!! Au début, ca allait mais on n'avait pas répété donc on inventait des paroles bref, on était mort de rire !!!
Enfin, il y a quand même eu une australienne prof de français (pas de chance pour nous) qui nous a dit : Vous n'avez pas honte de ne pas connaître votre hymne !!! Heureusement, elle habite Melbourne donc on ne la reverra pas ... Bref super soirée dans le fin fond de l'Australie, tellement profonde que l'on se demande comment ils font pour vivre dans ce camping à 300 km d'un autre camping et à 450 km d'une grande ville de 25 000 habitants....
Finalement, on arrive à Alice Springs, LA ville du coin. Environ 25 000 habitants. On frôle la surpopulation par rapport à ce que l'on vient de traverser.
Nous n'y sommes passés que 5 minutes mais l'ambiance est vraiment particulière : des aborigènes tout partout qui ne font rien. Ils sont assis devant les portes des maisons ou bien traînent dans la rue. On ne s'y attarde pas. On a un avion à prendre quand même.
Et c'est là, qu'une impressionnante tempête de sable s'abat sur l'aéroport. De la poussière envahit l'aéroport à tel point qu'il doit être évacué. On finit quand même par décoller. De l'avion, on voit une autre tempête de sable sur le désert. Croyez-moi, il faut le voir pour le croire. C'est splendide mais on voit bien la puissance du truc (tellement fort que l'on ressent bien les turbulences). Le ciel était noir mais plus on se rapprochait du sol plus la poussière volait. Du coup, il y avait des mélanges de bleu/gris et rouge/orange. Le nuage de poussière était tel que l'on ne voyait plus ni le sol ni la montagne au loin. Epoustouflant.
Au final, à part boire de l'eau encore et toujours et observer la nature, nous n'avons rien fait de notre week-end mais c'était un des breaks les plus dépaysants (avec Cairns). Sacré expérience que la traversée du désert.
En avant-première, les toutes premières photos (il y en a à peine 200 !!!). Les autres arriveront en fin de semaine :
http://picasaweb.google.com/kristelletdamien/20080919AyersRock
Bonne semaine.
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